Maxime Bonneuil
Audioprothésite diplômé d’Etat
Spécialiste de l’audition
Appareillage de l'enfant et de l'adulte

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Les acouphènes




Rares sont les personnes qui n’ont jamais éprouvé, à un moment ou à un autre, une sensation de sifflement ou de bourdonnement à l’intérieur de l’oreille.



Qu’est-ce qu’un acouphène ?

Il existe des acouphènes objectifs en relation avec une maladie de l’oreille moyenne (1% des cas) et les acouphènes subjectifs qui représentent la majorité des cas. Dans 95% des cas, les acouphènes n’ont aucune gravité. Les origines des acouphènes sont variées, mais elles sont le plus souvent liées à une perte auditive apparue suite à un traumatisme auditif ou à l’usure de l’oreille liée à l’âge. Elles peuvent s’accompagner d’une intolérance aux bruits (hyperacousie).


Comment réagit-on à un acouphène ?

Le retentissement de l’acouphène est très variable : de la simple gêne, à l’intrusion permanente selon les individus, handicapant la vie quotidienne, l’acouphène peut affecter la qualité de vie : difficultés pour s’endormir, pour se concentrer, apparition d’états d’anxiété pouvant mener à la dépression.. Bien qu’au début, ils provoquent souvent une importante détresse, la perception des acouphènes tend à diminuer avec le temps par un processus de mise à distance. C’est le principe d’adaptation. Selon les sujets, leur état d’anxiété et de stress, l’habituation prendra de plusieurs mois à plusieurs années. Le patient acouphénique doit apprendre à mettre à distance cette perception parasite. Certains bruits de notre environnement sont sans pertinence avec la situation présente et le cerveau arrive à en faire l’abstraction. De la même façon, la mise à distance de l’acouphène consiste pour le cerveau à en faire l’abstraction pour qu’il reste à un niveau inconscient.


Les troubles associés

Hypertension, troubles métaboliques ou hormonaux, stress, anxiété ou dépression doivent également être traités. Depuis les années 90, la prise en charge associe une « thérapie par le bruit » à une « guidance psychologique » consistant à expliquer au patient comment les acouphènes sont générés et traités par le cerveau pour prévenir les conséquences auditives et psychologiques de conduites inadaptées. Selon la perte auditive et l’importance de la gêne, la thérapie par le bruit consiste en un simple évitement du silence ou bien en l’écoute quotidienne volontaire de bruits blancs ou personnalisés associée ou non au port de prothèses auditives. Les médecines non conventionnelles (sophrologie, hypnose) constituent une aide efficace pour lutter contre le stress. Dans les cas difficiles, le recours aux thérapies cognitives et comportementales peut s’avérer très approprié. Quoi qu’il en soit, pour apprendre à gérer ses acouphènes, il est important de leur accorder le moins d’importance possible, de mener une vie normale, en ne modifiant pas ses habitudes, si ce n’est de se protéger des expositions sonores excessives.


Que faire si un acouphène apparaît ?

Les personnes victimes d’acouphènes ont tendance à chercher des explications dramatiques, elles craignent souvent une attaque, une tumeur cérébrale, des désordres mentaux ou encore la surdité. Or, l’acouphène n’indique que très rarement un désordre grave. Mais il est très important de consulter rapidement son médecin traitant. Après quelques examens il vous orientera rapidement vers un médecin ORL pour un contrôle complet de l’audition. Ainsi quelques investigations du spécialiste permettront d’éliminer les très rares causes graves d’acouphènes et celles, peu nombreuses, relevant de la chirurgie. Cette visite rassurera aussi le patient sur le caractère bénin de son acouphène, condition essentielle pour apprendre à le gérer sereinement. Cette visite permettra également de s’informer sur les différentes techniques disponibles pour arriver plus rapidement à mettre les bruits à distance (adaptation).